Journée d’étude du Pôle recherche

Journée d’étude du Pôle Recherche de l’ArBA-ESA

Jeudi 16 mars 2017

9h30-18h

ArBA-EsA

DAM Galerie

Présentation

La journée d’étude du Pôle de Recherche de l’ArBA-EsA est organisée annuellement et a pour objectif de promouvoir la recherche en art au sein de l’école et au-delà, en collaborant avec des doctorants au niveau national et international, des chercheurs, artistes et professionnels du monde de l’art.

Pour cette journée d’étude, quatre axes ont été retenus afin d’interroger les différents seuils d’approfondissement de la recherche en art et d’explorer la diversité de ses dynamiques en relation avec les institutions où elle se développe.

Le premier axe est consacré à la recherche en art dans le cadre du doctorat. Trois doctorantes en arts et science de l’art présenteront l’état actuel de leur recherche.

Le second axe est consacré à l’initiation de la recherche en art dans le cadre du cursus de formation des étudiants artistes. Il s’agira, à travers une restitution de différents « module de recherche » menés avec des étudiants, de réfléchir les enjeux de l’initiation à la recherche en art et ses méthodologies.

Le troisième axe est consacré à la présentation de trois projets de recherche en art dont la particularité est qu’ils viennent se greffer sur les institutions d’enseignement des arts et proposer une dynamique de la recherche en parallèle aux logiques d’enseignement.

Le quatrième axe retenu pour cette journée sera consacré à la façon dont deux centres d’art, l’ISELP et les Laboratoires d’Aubervilliers, définissent leur mission de recherche et la mettent en œuvre.

Programme

9h30-11h : Présentation des recherches de doctorants en arts et science de l’art de l’ArBA

Charlotte Boulch : « Faire et Dire »

Dans le cadre d’une thèse en art et science de l’art, le faire et le dire ne sont pas dissociés mais se fondent, dans un même continuum. Démarche plastique et travail d’écriture théorique sont ainsi menées conjointement, et conduits en étroite corrélation : il est alors essentiel que chacune de ces deux activités spécifiques cohabitent sans néanmoins se subordonner l’une à l’autre. Ces modalités d’articulations (théorie-pratique) varient évidemment selon les sujets et les doctorants. Il n’existe pas une figure unique de l’artiste-chercheur, à méthodologie prédéterminée mais une infinité d’approches et de fonctionnements. A travers la présentation de mon approche personnelle, cette intervention visera à révéler les liens profonds unissant thématique de recherche et démarche plastique et surtout, à mettre en perspective la liberté potentielle entre ces deux pôles. Elle s’attachera également, dans une perspective davantage méthodologique, à examiner plus en avant ce qui fonde, selon moi, la spécificité et la richesse d’une recherche en art : son caractère ouvert et transdisciplinaire.

Nikoo Nateghian : « L’image greffée : la pratique artistique comme processus de la transplantation »

J’ouvre les manuscrits illustrés en extrayant telle ou telle partie des textes à la recherche d’un éclaircissement sur le mécanisme des représentations et de leurs fonctions. Ce processus artistique illustre à merveille un aspect de la pratique de transplantation, les progrès concrètement vécus allant de pair avec le domaine de la médecine. Je souhaite considérer le processus de la pratique artistique comme une opération de greffe en suivant les démarches de cette pratique transplantatoire et diriger mon attention sur ce qui relie le donneur et le receveur, notamment les « êtres » entre eux : les organes (représentations) et leur forme de l’existence. Pour ce faire, au sein du déroulement de la transplantation d’organe, je tenterai de retracer les liens existant entre tous ces « êtres » organiques et non-organiques, de découper et de redistribuer de la vie à une image greffée…

Teodora Cosman : « Le je(u) ou la place du sujet dans la recherche en art »

Un des principaux défis du doctorat en art est celui de répondre aux exigences de distanciation, d’objectivation et de transparence propres au discours scientifique tout en se gardant en réserve vis-à-vis des démarches interprétatives par rapport à sa propre pratique. Cette position est d’autant plus difficile à tenir lorsque les processus qui y interviennent déstabilisent l’ordre logique et discursif et qu’ils ne sont pas pleinement conscients ou intentionnels. À travers la notion de je(u), notre présentation s’attache à trouver une solution à cette véritable gageure.

11h00-11h15 : Discussion et pause

11h15-12h : Chris Younès et Alice Finichiu – « Dialogue : les territoires existentiels »

Ce dialogue inaugurera les « Territoires Existentiels », un atelier de recherche en arts et philosophie ayant pour intention de questionner le(s) territoires(s) d’une façon pluridisciplinaire et transversale. Territoires Existentiels considère l’acte de création comme un acte politique engagé dans la construction des territoires actuels.

Le seuil commun à toutes disciplines créatrices (arts, architecture, philosophie, sociologie, cinéma, musique, mathématiques,…) est la création, la construction d’espace-temps. Prises ensemble, toutes ces constructions, forment les territoires où la vie, notre vie actuelle, prend place. La question est de savoir comment rend-t-on habitables, vivables, viables, les territoires contemporains et quel est le rôle des disciplines créatrices dans l’élaboration de ce qu’on pourrait appeler une méthodologie existentielle ? Cette méthodologie existentielle peut concerner d’intimes façons d’être, le corps, l’environnement, les milieux, ou de grands ensembles ethniques, nationaux, ou généraux comme le « droit humain ».

12h00 : Discussion et pause déjeuner

13h30-14h45 : L’initiation à la recherche en art – les « modules de recherche » comme dispositif pédagogique.

Pauvreté urbaine (Anne Desprechins et Alain Sieuw) // Troisième langage – Art et Handicap (Anne Simon) // Cloisons de l’espace. Parois mouvantes (Alice Peroi) // La reconstitution : fictionnalisation et pratique artistique (Pierre Larauzza) // Dans la peau (Yole Devaux et Philippe Hunt) // Justice : a fictive image (Alain Ayers) // Hypercamouflage. Pratique d’infiltration dans/ à travers l’art (Alice Finichiu et Daniel Blanga-Gubbay) // Le corps disparaît (Lydia Bollen et Florence Marchal)

14h45-16h30 : Concevoir un projet de recherche en art

Pierre Larauza et Massimiliano Di Franca : « Le re- comme territoire à penser »

Notre projet de recherche, intitulé « Le re- comme territoire à penser : de la reconstitution à la relecture, pensée sur la reconstruction », peut se voir comme une mise en perspective et un dialogue de deux recherches artistiques portant sur les logiques de reconstruction dans le champ de l’art.

Laurie Charles : « De la transmission parallèle des savoirs aux formes de narrations collectives et spéculatives »

Le projet LECTURE A DOMICILE sera présenté au travers d’une cartographie non-linéaire d’images, de textes, de documents et d’extraits de films ainsi que d’un montage d’archives sonores et photographiques des précédentes sessions de LECTURE A DOMICILE qui explorera ses liens d’amitiés et de résonances avec d’autres formes de pédagogies expérimentales.

Eleni Kamma « Why relooking at caricature today ? »

Caricature is a satirical reaction to and a comment upon reality, it cannot exist without referring to a certain thing, person, situation that pre-exists. My research proposal for A/R will evolve around the form of representation of a body that has to do with excess, simulacrum, grotesque and its potential to link to and trace the social today.

16h30-17h00 : Discussion et Pause

17h00-18h00 : Maité Vissault & Alexandra Baudelot : la mission recherche des centres d’art

Dans un dialogue ouvert, Maïté Vissault et Alexandra Baudelot présenteront la façon dont l’Iselp et les Laboratoires d’Aubervilliers envisagent la recherche en art comme une mission des centres d’art.

En quoi l’absence de modèle préétabli de la recherche oblige l’institution à s’adapter continuellement aux recherches entreprises ? De quelle manière la recherche doit-elle s’inventer à chaque fois pour se faire publique ? Comment tenir compte de la particularité des territoires ? Quels dispositifs inventer ?

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