L’oeil du ciel : une archéologie aérienne

La guerre fait aujourd’hui de la ville un nouveau matériau, mouvant, aléatoire.
Entre modifications et évolutions topographiques, projectiles et surfaces d’impact, quelles sont les conséquences de ce cycle incessant de destruction-reconstruction sur l’architecture et les territoires ?
A partir de l’étude d’archives militaires, il est intéressant de constater le rôle décisif de la vue aérienne dans l’évolution géographique d’un territoire. Modifications et évolutions topographiques, ces paysages et territoires liés à la géopolitique et aux situations de conflits sous-tendent ce rapport évident entre intérieur et extérieur, visible et invisible, un espace qu’on ne voit pas, dissimulé, caché. Prélèvements, accumulations, superpositions, par quels moyens rendre visible et révéler une certaine densité géographique ? Le projet met en avant le rapport entre verticalité et horizontalité, projectiles et surface d’impact, où les reliefs viennent se confondre dans la planéité du regard en surplomb.
Comment révéler des structures de territoires invisibles à l’oeil nu ? A travers l’analyse des nouvelles technologies employées par les militaires, drones, caméras-suicide, le rapport de l’homme à la machine, qu’est-ce que la vue aérienne nous donne réellement à voir ?

Irak Koweit, 1991. Photogravures sur acier, 2014, H. Mutter

Irak Koweit, 1991. Photogravures sur acier, 2014, H. Mutter

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