Présentation

Professeur titulaire : Lucien Massaert
Professeurs : Jean-François Fontaine, Philippe Hunt, Georges Mayer, André Decourrière, Marc Dekuyper, Pierre Vandevelde, Valérie Sizaire
Assistantes : Amélie de Beauffort, Daphné de Hemptinne

Enseigner
Etant donné la situation d’enseignement, le “maître” sera forcé d’en passer par le discours. Il faudra donc que “du discours traverse les images”

Imaginer
Il faudra pourtant utiliser une soigneuse stratégie pour arriver à ce que les images dépeignent ce que les mots ne peuvent pas dire et davantage, arriver à dire par l’image ce que l’image jusqu’aujourd’hui n’a encore jamais montré.

Dessiner
Le support papier, par sa fragilité, s’impose comme un matériau en parfaite adéquation avec les préoccupations et la sensibilité contemporaine. Lieu de recueil, d’absorption pour les traces du faire œuvre, surface d’inscription pour un cheminement tâtonnant ou une épure construite, espace de déconstruction, d’ouverture de l’image, la feuille de papier est la première articulation du dessin et donc n’est pas destinée à être recouverte mais à se réarticuler au long du processus.

Cheminer
Nous nous proposerons de découvrir l’espace commun et multiple que l’art nous donne, mais pour cheminer vers le lieu singulier où le sujet seul peut encore inventer un monde. Il y a donc d’une part des outils, des formes, des liens, des fonctionnements, et d’autre part le parcours progressif ou tumultueux que l’on entame. Les moyens décident du cheminement; progressivement, on découvre de nouveaux matériaux, qui ouvrent de nouveaux horizons. On abandonne alors les défroques anciennes, mal adaptées et encombrantes, sur le nouveau terrain. Il n’est pas certain que l’on avance, peut-être est-ce aussi un long chemin en arrière, ou en profondeur, ou une fuite en avant, un saut hors des coordonnées courantes pour un monde où plus rien n’est à la ressemblance de rien, ou encore une route si familière qu’elle ne cesse d’inquiéter.

Témoigner
Une seule chose demeure certaine: ce n’est qu’en répondant à la plus haute exigence que l’homme et la femme peuvent encore se confronter au miroir. Dans chaque siècle, l’homme a cru perdre le sens. Mais le sens n’avait pas été perdu parce que quelques-uns l’avaient préservé. L’artiste est le gardien du sens, mais un gardien inquiet parce qu’il doute fort de le détenir. Il tâche donc de le reconstruire, avec un crayon par exemple et une simple feuille de papier, ou encore avec son doigt qui trace dans le sable: un rond, à l’image du modeste cercle que, selon la légende rapportée par Vasari, Giotto avait fait remettre au pape Benoît IX, comme unique signe de son talent.
 
 
Académie royale des beaux-arts de Bruxelles
École supérieure des arts
144 rue du Midi
1000 Bruxelles
Belgique
T.: +32 (0)2 506 10 10
F.: +32 (0)2 506 10 28
info@arba-esa.be


Facebook Facebook
Twitter Twitter
Linkedin Linkedin