Mémoire

La formation s’achève par la rédaction et la présentation d’un mémoire.

Ce mémoire est élaboré par l’étudiant tout au long de la formation pédagogique. Ce travail prend la forme d’un travail écrit qui croise une recherche théorique dans le domaine (de la didactique) des arts plastiques, visuels et de l’espace et l’expérience pratique de l’étudiant durant la formation.

Au long de l’élaboration de ce travail, l’étudiant est suivi et conseillé par un promoteur choisit parmi les titulaires ou assistants des cours artistiques de l’Académie. Pour les étudiants inscrits en master didactique, le promoteur indiqué de préférence est le titulaire du cours artistique de l’option de l’étudiant. L’étudiant peut également solliciter un co-promoteur qu’il propose à l’équipe de l’agrégation.
Le sujet du mémoire est élaboré en concertation avec les enseignants de l’agrégation. L’étudiant propose le sujet de son travail au promoteur qui marque son accord (sur le formulaire ad hoc) avant le 30 février au plus tard. Le formulaire est remis au coordinateur de l’équipe pédagogique à cette date au plus tard.

Le jury du mémoire est composé du promoteur (et co-promoteur) qui préside et de (minimum) deux lecteurs choisis au sein de l’équipe pédagogique du master à finalité didactique et de l’agrégation et d’un lecteur externe à l’Académie, proposé par l’étudiant et dont la compétence est appréciée par l’équipe de l’agrégation. Il peut s’agir, par exemple, d’un enseignant maitre de stage. En l’absence d’un promoteur et d’un lecteur (externe) l’étudiant peut se voir refuser la possibilité de présenter son mémoire.


Le travail prend la forme d’un écrit structuré articulant plusieurs niveaux d’analyse.

1. On y trouve trace des réflexions et questionnements esthétiques de l’étudiant (son discours sur l’art) qui témoigne d’une prise de position argumentée dans le champ théorique de l’art et de l’esthétique et des enjeux politiques connexes. Ces questionnements, issus du parcours artistique de l’étudiant, de sa formation et de ses préoccupations actuelles sont étayés et nourris par des références (mentionnées en bibliographie) qui ne sont pas seulement issues du domaine de la (psycho) pédagogie. Fruit d’un questionnement et d’une recherche, ce travail implique donc un certain nombre de lectures.

2. On trouve également des questions, problématiques, notions, savoirs (disciplinaires) qu’il importe et incombe à l’étudiant de traiter, de faire percevoir, d’interroger et de transmettre dans le cadre d’un enseignement des arts plastiques dans le secondaire supérieur. L’étudiant explicite la méthodologie (dispositif) développée pour une mise en œuvre de ces éléments.

3. Ceux-ci font l’objet d’une articulation et d’une “mise en perspective” ou une “problématisation” et ne sont pas simplement listés.
Ils sont par conséquent mis en rapport avec les questionnements esthétiques et politiques de l’étudiant d’une part et sont étroitement articulés à l’expérience circonscrite des stages de l’autre. On trouve donc également une analyse rétrospective de cette expérience et des pistes de propositions concrètes envisagées par l’étudiant dans la perspective de son futur métier.
Ces pistes peuvent prendre la forme d’un (ou plusieurs) « outil pédagogique » (intégré ou en annexe) élaboré et éventuellement réalisé par l’étudiant. Cet outil explore et explicite des dispositifs concrets que l’étudiant propose de mettre en œuvre dans son futur enseignement (en rapport, par exemple, avec l’élaboration et la structuration d’un programme de cours, la mise en œuvre de l’évaluation, la place des références artistiques, l’émergence d’une démarche artistique chez l’élève, etc.). L’étudiant veille à expliciter les partis pris pédagogique et les questionnements esthétiques inhérents à ses propositions concrètes.

En résumé, le mémoire est le reflet d’un travail de réflexion et de recherches menées au tout au long de la formation . Il comporte le développement d’une problématique, d’un questionnement particulier à partir de l’expérience pédagogique de l’étudiant et nourri par une réflexion plus globale sur des enjeux artistiques et politiques. Cette problématique et ce questionnement s’énoncent dès le titre du mémoire et sont choisis parce qu’ils sont emblématiques (significatifs) de son parcours de formation et de sa recherche.

Ce travail écrit est au minimum de 25 pages, 1,5 interligne, soit environ 60 000 signes espaces compris (sans les annexes, bibliographies, etc). Il est soumis au document régissant les normes de présentation communiqué aux étudiants.

Le texte dactylographié est déposé, moyennant l’accord du promoteur, en autant d’exemplaires que de membres du jury et selon le calendrier communiqué aux étudiants par le coordinateur de l’agrégation.
Le travail fait l’objet d’une défense orale. Un exemplaire supplémentaire et corrigé (si nécessaire) est déposé pour les archives au plus tard le jour de la délibération.

L’évaluation du mémoire
– Le mémoire est évalué par l’ensemble des membres du jury qui lui confère une note. L’évaluation porte sur le travail écrit et sur la présentation orale en tenant compte des aspects repris ci-dessous:
– Concernant le travail écrit :
– Conformité aux normes de présentation d’un mémoire
– Orthographe et syntaxe
– Le titre est-il révélateur d’une problématique circonscrite et développée ? Fait-elle l’objet d’une introduction, d’un développement, d’une conclusion ?
– L’articulation entre la réflexion pédagogique et la réflexion esthétique est-elle suffisamment explicite et étayée par des références bibliographiques ?
– Les questions, problématiques, notions et savoirs (disciplinaires) envisagés et indiqués par l’étudiant font-ils l’objet d’un choix réfléchi et motivé ? Sont-ils suffisamment explicités et déterminées avec précision ?
– La réflexion théorique est-elle étayée et nourrie par une analyse rétrospective de l’expérience pratique de l’étudiant ?
– Cette dernière donne-t-elle lieu à la formulation de pistes concrètes à mettre en œuvre et qui répondent aux difficultés rencontrées par l’étudiant ou à la manière dont il envisage son futur métier ?
– Le questionnement est-il étroitement mis en relation avec les réalités multiples de l’enseignement (secondaire supérieur) ?
– Le travail de recherche est-il suffisamment fouillé et pertinent – diversité des références, rigueur méthodologique et honnêteté intellectuelle ?

– Concernant la présentation orale :
– L’exposé oral a-t-il fait l’objet d’une préparation ?
– L’exposé procède t-il de manière synthétique et suivant un plan (clarté de l’exposé)
– Y a t-il des apports de la présentation par rapport à l’écrit (autocritique, limites du travail, prolongements éventuels etc.)
– Détachement de l’écrit, aisance, support de présentation etc.
– Réponses aux critiques et remarques ; l’étudiant fait-il part de ses interrogations et argumente-t-il ses positions ?


Archives des mémoires.

(etudiant, titre du mémoire, (promoteur, le cas échéant))

2018-2019

2017-2018

– Bouchez Emilie, La dynamique de groupe un partenaire au processus créatif
– Carametro Antonia, L’art dans les différentes filières de l’enseignement et le phénomène de la relégation
– Chainiaux Cécile, Le contenu/la relation
– D’hooge Mathilde, La contrainte en arts plastiques : pour qui, pour quoi ?
– Damamme Simon, L’enseignement de la pratique comme support à l’expression plastique.
– Gallino Guilia, Le cadre et la parole
– Hoedt Guillaume, Le langage verbal en éducation artistique secondaire
– Kowalski Tannya, Espace de différenciations
– Mairesse Florence, « Encourage-moi ! » Comment inciter les élèves à participer activement à un cours d’art plastique ?
– Marin Bastien, Quand, comment et pourquoi l’élève prend-il ou reçoit-il la parole dans la classe et plus particulièrement dans l’atelier d’Art Plastique ?
– Meyer Caroline ,De l’utilité de l’abandon du concept de l’art pour l’art en cours d’art visuel au profit d’un cours artistique et culturel à utilité générale, transversale durant la totalité de la scolarité
– Randriamorasata Nadia, Comment développer l’autonomisation et la singularité des élèves dans les arts plastiques
– Sartori Elisa, La construction du langage
– Schotte Devon, Les arts appliqués au service de l’acquisition des compétences au cours d’éducation artistique aux 2ème et 3ème degrés de la filière générale
– Simoncini Arianna, La culture commune
– Vanhaesendonch Marine, L’erreur dans la démarche de création. Vers une pédagogie du surgissement
– Verbeeck Thierry, L’autodidacte à l’ère du numérique
– Viana Ferreira Léa, Une culture, « ça n’appartient pas ». Un questionnement sur les références
– Voland Pierre, Quelle autorité pour quelle relation pédagogique ?

2016-2017

– Colomar Maureen, Processus créateur & dispositif pédagogique
– Colovic Sebastian, La pédagogie du renard
– Enderle Candice, La communication au coeur du sens
– Flamant Lucie, Enseigner les arts plastiques à partir de modèles
– Goossens Yvon, Proposition d’un programme pédagogique : L’intention par isolation dans le dessin et la peinture
– Halloin Gaëlle, Enseignement des arts plastiques et médiation muséale : quels glissements ?
– Lafitte Valentine, Le projet comme outil d’apprentissage et d’enseignement des arts plastiques
– Lateur Loreline, Comment faire prendre conscience à l’élève de la capacité de regarder le monde qui l’entoure avec ce regard particulier faisant apercevoir l’art au quotidien ?
– Le Plas Thomas, Les apprentissages : des rituels sociaux à la différentiation dans la pédagogie Freinet
– Meersseman Hannah, La démarche artistique : amener l’élève à cheminer
– Mortier Olivia, Vers une autonomie artistique de la personne handicapée mentale
– Ouassini Hamida, La singularité de l’élève dans le processus d’apprentissage
– Pozza Pierre, Priorité de la parole/langue dans l’enseignement
– Quiros Miramontes Aurel, Plastique, jugement, atelier : en réponse à une crise d’identité chez les élèves
– Ramirez-Mariey Quechol, Création, entre contrôle et accident
– Rodriguez Perez Maëlle, Le rôle de la littératie dans le processus de création
– Samyn Gaëlle, Le langage à l’oeuvre
– Vanhee Larissa, La motivation des élèves vue sous l’angle du cubisme
– Wauters Mathilde, L’évaluation formative en arts ?

2015-2016

– Karine Fuks, Réflexion sur la pratique et la création collective (Diord)
– Valérie Léonard, La création collective dans le travail artistique (Goosse)
– Marine Penhouët, Technique et accident dans la pratique des A.P
– Marianne Vanden Auweele, « A quoi ça sert ? ». De l’utilité d’un enseignement des arts plastiques à l’école secondaire
par la méthode heuristique (Deguislage)
– Chiara Jackson, Pour une pédagogie du regard

2014-2015

– Clotilde Salvo, L’art comme changement de société (Goosse)
– Johan Mayer, Réflexion pédagogique autour de l’impact du développement des nouvelles technologies sur le travail plastique des étudiants et leur rapport au temps et à l’espace (Masseaux)
– Salma Ben Ismaïl, Genèse du perfomer : comment poursuivre son acte de création au travers de son enseignement ? (Alluin)
– Marie Seynaeve, T’es qui toi ? Ou de la possibilité d’intégration de jeunes handicapés mentaux dans les classes d’arts plastiques de l’enseignement secondaire ordinaire (Simon)
– Ronja Schlickemann, Quel est le rôle de l’éducation artistique aujourd’hui ? (Dessaer)

2013-2014

– Baptiste Colmant, Regardez-moi ! La représentation de soi dans les arts plastiques à l’ère du selfie. (Devaux)
– Roch Barbieux, A travers la triade élève/enseignant/atelier est-il possible de penser le partage du savoir dans une dimension transversale par l’idée de transgression ? (Massaert)
– Véronique Telle, L’enseignant artiste et l’artiste enseigné : vers une pédagogie inspriée du processus de création. (de Hemptinne)
– Christophe Bustin, Le professeur d’arts plastiques peut-il intervenir dans la démarche créatrice de l’étudiant ? (Detournay)
– Fanny Dreyer, Ca, c’est beau : la lecture des images (Quevy)
– Günther Delgeniesse, PédARTgogie : l’art au service de la pédagogie et… réciproquement (Aulit)

2012-2013
– Nadia Berriche, Démarche et processus artistique : Distance et regard extérieur. (Diord)
– Emilie Chapelle, Face-à-face : art et handicap. (de Beauffort)
– Charlotte Istat, Enseigner ? (Amerlynck)
– Céline Van Linthout, La reconnaissance du jeune aux cours d’arts plastiques. (Devaux)
– Morgane Somville, Récit de soi ? Récit d’artiste ? (Gosse)

2011-2012
– Emilie Taymans, Le rôle de l’enseignant en arts plastiques face aux élèves dans le cadre du développement d’un projet en situation d’autonomie (Devaux)
– Julien Amillard, Enseigner n’importe quoi (Sullam)
– Coralie Aerts, La référence dans l’enseignement des arts plastiques (Aulit)
– Sondag Alexis, Effort et investissement personnel dans l’apprentissage des arts plastiques (Massaert)
– Swann Mahieu, Entr’espaces – Interprétation et perception (Massaert)
– Elise Wil-Tatin, Penser la dynamique créatrice et l’expérience sensible : points de vues, réflexions et tentatives (Quévy)
– Gilles Langlet, Les liens qui unissent l’artiste à son œuvre dans l’acte de création (Fontaine)
– Marie Houcke, L’autonomie de l’élève en arts plastiques (Aulit)

2010-2011
– Mathieu Triolet, La transmission du regard (Massaert)
– Mathieu Huygens, Culture : Ouverture et confrontation (Massaert)
– Antoine Caramalli, Enseignant = enseigné ; créer = apprendre ; enseignement = art = vie (Massaert)
– Marguerite Defalque, L’enseignement artistique dans l’enseignement spécialisé (Simon)
– Rachel Larçon, L’évaluation – Evaluer pour évoluer (Szymkowicz)
– Joëlle Christiaens, L’éducation avec les arts (Simon)
– Noémie Asper, L’accompagnement du projet personnel au sein du groupe-classe dans le domaine des arts plastiques (Massaux)
– Sophie Van den Bossche, Vers une approche sensible de l’éducation des Arts : des démarches vers une possible Démarche Artistique ( – )

2009-2010
– Aurélie Gravelat, Sans titre (Massaert)
– Boris Cortvrint, Etude de l’influence de l’environnement scolaire sur l’apprentissage des savoirs et en particulier dans le champ des arts plastiques (Massaert)
– Filip Courbois, Sans titre (Goose)
– Gilles Gabriel Grassioulet, La phobie scolaire & l’enseignement en réseau – Y a t-il un cheminement possible entre une observation d’un cas de phobie scolaire et une proposition didactique en réseau ? (Masseaux)
– Gladys Gillard, Entre élève, enseignant, artiste et pratique artistique (Ruelle)
– Laure Lernoux, Remarques (Devaux)
– Maggy Cluzeau, Enseigner à partir d’un face à face avec la matière. Comment la pratique et le questionnement de l’artiste (enseignant) peuvent-ils influencer son enseignement ? (Diord)
– Sophia Mghari, le jeu introduit comme méthode pédagogique dans l’enseignement des arts plastiques (Massaert)
– Stéphane Dillies, La motivation (Massaert)
– Sylvie Fraselle, Faire semblant (Leybaert)
– Thomas Van Simaeys, L’apport de la pratique des AP chez les élèves de l’enseignement secondaire spécialisé de la Communauté française (Massaert, Simon)
– Saliba Roubache, Le Workshop – Un outil dynamique danbs l’enseignement artistique (Ferreti)
– Benjamin Coquard, Comment la parole de l’élève peut-elle servir à l’apprentissage des arts plastiques ? ( – )

2008-2009
– Marie Beguin, Les ressorts de la création
– Elodie Laurent, Les enjeux du langage dans l’enseignement des AP (Massaert)

- etc…

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